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Traduction/Translation

lundi 9 novembre 2015

Transfert de Chaleur en Arctique

Septembre 2015 : Record de Chaleur des Températures de Surface Océanique




Ceci est une traduction/adaptation de l'article "September 2015 Sea Surface Warmest On Record " publié sur Arctic-news. Merci à Sam Carana et Arctic news pour leur collaboration et leur accord donné pour la traduction et l'utilisation de leurs graphiques et images.

     La croissance du couvert de glace scelle l'océan Arctique 

La couverture de glace s'est agrandie rapidement en octobre 2015 après avoir atteint son minimum annuel en septembre. Comme le montre l'image ci-haut, la croissance du couvert de glace a effectivement scellé l'océan Arctique de l'atmosphère, ce qui réduit l'évaporation et le transfert de chaleur de l'océan vers l'atmosphère.





 
À droite. L'animation de 30 jours du Laboratoire de Recherche Naval Américain (jusqu'au 22 octobre avec prévision ajouté jusqu'au 30 octobre) montre que le couvert de glace océanique s'est agrandi ajoutant une grande surface de glace très mince, alors que la glace déjà présente a à peine gagné en épaisseur.

     Le bouclier est parti

La glace épaisse s'étendait à quelques mètres sous le niveau de l'eau de l'océan Arctique, là où elle pouvait consommer une grande partie de la chaleur pour fondre ; donc, elle agissait un peu comme un bouclier thermique. Au fil des dernières années, l'épaisseur s'est grandement réduite, le bouclier est presque complètement disparu ; le réchauffement de l'Arctique va s'accélérer davantage...





     Couvercle d'eau froide sur l'Atlantique nord

Plus particulièrement depuis 2012, une grande quantité d'eau douce venue de la fonte du Groenland s'est maintenant accumulée sur une immense étendue de l'Atlantique nord et agit comme un couvercle prévenant ainsi l'évaporation de la chaleur océanique dans cette région.




Parce que c'est de l'eau douce qui recouvre une grande surface de l'Atlantique nord, elle flotte à la surface de l'eau salée qui est plus dense ; la mélange se fera très lentement. L'eau de mer dans l'Atlantique nord était très salée à cause de taux d'évaporation élevé occasionné par de hautes températures et de forts vents et courants. Même si l'eau (douce) de la fonte du Groenland est froide, elle ne peut pas être assez froide pour se mêler à l'eau salée. Le résultat de cette stratification est qu'il y a moins d'évaporation dans l'Atlantique Nord et surtout un transfert accentué de la chaleur océanique vers l'atmosphère et donc, des températures plus froides s'il n'y avait pas eu cette eau de surface plus froide.

[NDT : C'est cette eau plus chaude qui fait fondre la glace Groenland par en dessous 12 mois par année.]


Couvercle d'eau froide sur l'Atlantique nord, Feedback no 28
sur la page des feedbacks (rétroactions) de Arctic-news


Le couvercle s'est agrandit au fil du temps et le Groenland a eu une météo très variée au cours du dernier mois avec des températures passant d'un extrême à l'autre. L'image ci-dessous montre les anomalies de température le 17 octobre (à gauche), du 23 octobre (au centre), et d'une prévision pour le 30 octobre (à droite). On prévoit que les températures vont retourner vers l'autre extrémité de l'échelle poussant ainsi l’anomalie pour l'entièreté de l'Arctique à +2,37°C pour le 30 octobre 2015.


Quand la météo se balance d'un extrême à l'autre, cela cause le
relâchement de méthane. Feedback (rétroaction) #21
sur la page des feedback de Arctic-news
De forts vents ont contribué à étendre le couvercle de glace sur l'Atlantique nord tout en faisant descende de l'air froid du Groenland au dessus de l'Atlantique nord. Cela est illustré par l'image si-dessous qui décrit la situation du 23 octobre 2015 ; la moitié de gauche montre la vitesse des vents à la surface alors que l'autre montre les anomalies de température de la surface océanique.





Cette vidéo montre les prévisions des vents de surface dans l'Arctique depuis le 25 octobre 2015 jusqu'au 1er novembre 2015





     Les océans montent en température

Une analyse de la NOAA montre que la température (moyenne) des surfaces océaniques pour septembre 2015 a été la plus chaude jamais enregistrée à 0,81°C au dessus de la moyenne du 20e siècle qui est de 16,2°C. Dans l’hémisphère Nord, l'anomalie était de 1,07°C.

[NDT : Ne pas confondre la moyenne du 20e siècle avec l'année de référence habituelle de 1880. Donc, par rapport à 1880 la température moyenne des surfaces océaniques est plus chaude d'au moins 0,2°C.]

Remarquez à quel rythme le réchauffement des océans
s'accélère au depuis 1980

De tout l'excès de chaleur résultant des émissions de gaz à effet de serre de notre civilisation, 93,4% s'engouffre dans les océans (sur Arctic-news) ; c'est l'équivalent thermique de 4 bombes atomiques (comme celle d'Hiroshima) par seconde, ou 4X60X60X24, soit 345,600 par jour!!! Ça reflète bien notre folie et notre inconscience collective... et encore mieux celle de nos (présumés) décideurs.

     La menace...

À mesure que le température de l'eau continue de monter, plus particulièrement dans l'Atlantique nord, le Gulfstream continuera de transporter de l'eau de plus en plus chaude dans l'océan Arctique. Sans la couverture de glace épaisse pour consommer toute cette chaleur, la menace, c'est que la chaleur océanique rejoindra de plus en plus le fond de l'océan et causerait de vastes éruptions d'hydrates de méthane qui accéléreraient le réchauffement climatique de manière fulgurante ; c'est vraiment le pire qui risque de nous arriver et ce à tout moment. De telles éruptions de méthane produiraient des points chauds dans l'atmosphère de l'Arctique et le méthane se propagerait tout autour du globe causant des écarts de météo extrêmes. Cela contribuera davantage à la diminution de l'eau potable, à la diminution des récoltes et affectera évidemment la vie océanique déjà sérieusement atteinte. Ce graphique provient d'un article précédent sur le Climatoblogue





     Mise à jour des températures de surfaces océaniques pour Octobre 2015
L'Atlantique nord demeure très chaude. Les anomalies de températures de surfaces atteignaient + 7,9°C le 22 octobre 2015 en un lieu au large de la côte nord Américaine. Au même endroit le 16 octobre 2015, l'anomalie atteignait + 8,1C.





Des anomalies de température des surfaces océaniques aussi élevées que + 7,5C prés du Svalbard le 25 octobre 2015 et le 9 octobre 2015, l'anomalie atteignait + 13,1°C au même endroit (marqué par un cercle vert sur l'image ci-dessous),une anomalie de + 9,5°C. Ces relevés de température indiquent que l'eau peut être beaucoup plus chaude sous la surface, et que cette eau chaude est transportée par le Gulfstream sous la surface de l'Atlantique nord jusque dans l'océan Arctique. L'animation ci-dessous passe d'un date à l'autre, on remarque aussi que le couvercle d'eau froide (aussi surnommée le "Blob froid") s'est étendu vers le sud au cours de cette période.

Dans le détroit de Béring entre l'Alaska et la Russie, de l'eau chaude continue de s'écouler dans l'océan Arctique. À la position marquée d'un cercle vert sur l'image ci-dessous, la température a atteint 7.3°C le 22 octobre 2015, une anomalie de + 5,7°C.






     Le méthane 

Les images ci-dessous montrent de grandes concentration de méthane dans l'atmosphère de l'Arctique.



ppM = Parties par Milliards

L'image ci-dessus montre les niveaux de méthane à basse altitude le 22 octobre 2015. À cause de cette altitude, il n'y a pas de données pour le Groenland (qui est plus élevé).
L'image ci-dessous montre les concentrations de méthane à une altitude plus élevée et montre des taux de méthane élevés au dessus du Groenland.



ppM = Parties par Milliards


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[NDT : Avant de lire les commentaires du Dr. Light, il faut savoir que c'est sa spécialité. Bien sur, d'autres scientifiques auraient un avis différent ; le problème n'est pas de choisir ce qui nous plait, mais de considérer l'ensemble. Il faut tenir compte que sur une période d'environ 5 ans, le méthane est 135 fois plus puissant que le CO2 et qu'une immense quantité de méthane risque de s'échapper à tout moment de la mer de Laptev par exemple. Très récemment, l'apparition d'immenses trous dans la glace prés du pôle Nord laisse présager le pire...
Consultez cet article antérieur.
  
     Les commentaires du Dr. Malcom Light

Les commentaires qui suivent font référence à la figure ci-dessous. Toute la glace ancienne semble être disparue de l'Arctique depuis septembre 2015 ; la presque totalité de la glace de 5 années ou plus a fondu. On avait prévu que la glace de plus de cinq années ne disparaîtrait pas avant septembre 2021, en conséquence, la fonte du volume de glace s'est produite 6 années avant les plus récentes prévisions. L'estimation précédente de la disparition de la glace nouvelle, celle d'un an seulement était prévue pour septembre 2037 selon les données polynomiales, on peut donc anticiper que cela se produira 6 années plus tôt, soit pour septembre 2031, seulement 16 années dans le futur.

[NDT : D'autres scientifiques tel le Prof. Peter Whadhams, spécialiste de l'Arctique, prédisent que cela se produira d'ici 2020 (selon cette entrevue) (2025 qu'il a dit dans une autre entrevue), particulièrement à cause de la vitesse exponentielle à laquelle la superficie de glace diminue. Mais ça pourrait aussi bien se produire en 2017, c'est incroyablement difficile à prévoir avec précision.]

Des estimations antérieures de quand le réchauffement atmosphérique moyen atteindrait 6°C alors prévu pour septembre 2034, moment auquel la 6e extinction massive serait en cours. La nouvelle estimation corrigée de 6 années est prévue pour l'automne 2028 (l'auteur dit 2028.7) soit seulement 13 ans dans le futur. Au cours de l'extinction Permienne, qui a été causée par une accumulation massive de méthane dans l'atmosphère, la température moyenne a grimpé de 5°C en 13 ans. Comme la température moyenne est déjà de 1°C plus chaude que la normale (pré industrielle), nous devons envisager au moins 6°C de réchauffement atmosphérique d'ici l'an 2028 avec la sixième extinction massive dans l'histoire de la Terre qui y est associé. Ceci est une corrélation effarante avec la nouvelle prédiction de 6°C  de réchauffement atmosphérique global moyen au niveau du sol et ce que nous savons qui s'est produit au cours de l'extinction Permienne ; les deux causées par une accumulation massive de méthane (venu principalement du fond de l'Arctique et d'autres océans)  dans l'atmosphère.
Clairement, nous ferons face à une très chaude et difficile marche au cours de la prochaine décennie à mesure que l'imminente extinction massive approche...

Dr. Malcom P.R. Light
Sciences de la Terre

Graphique : Les estimations passées de la glace sur l'océan Arctique, les anomalies de son volume, de son épaisseur et de sa superficie comparées à différentes zones d'extinction définies par le champ des températures atmosphérique globales. Crédit : Malcom Light
Cliquez sur l'image pour agrandir
Vous comprendrez j'espère qu'il m'est malencontreusement impossible
de traduire ce graphique

La situation devient rapidement de plus en plus critique, il faut passer à l'action au plus vite et encourager nos décideurs à l'action. La situation demande un plan d'action concerté et efficace comme décrite dans le Plan sur l'Action Climatique sur Arctic-news.


Je tiens à m'excuser auprès de mes lecteurs et de Sam Carana pour le retard à la publication de cet article. Des difficultés personnelles et aussi avec le logiciel d'édition m'ont retardé de près de deux semaine. D'ailleurs, la présentation n'est pas aussi soignée que je le voudrais. Merci d'être compréhensif.

_____Jack

jeudi 22 octobre 2015

Hécatombe Dans l'Océan Pacifique

Depuis mai 2015, il y a tout le long de la côte ouest du continent Américain, de l'Alaska jusqu'à la pointe sud de la Baja Californienne, une éclosion d'algues toxiques qui fait des ravages sur la vie marine et aussi sur l'industrie des pêcheries. Ces algues rouges produisent de l'acide domoïque et le taux de cette acide est à un niveau record, parfois 30 fois plus élevé que tout ce qui a été précédemment enregistré en plusieurs endroits de la côte ouest ; comme dans la baie de Monterrey en Californie. C'est la plus importante éclosion jamais observée. On ne sait pas exactement ce qui a causé cette éclosion, mais la température élevée des eaux est certainement le facteur prédominant.

L'acide domoïque est connue pour contaminer les mollusques d'où l'interdiction d'en manger. Aussi, elle s'accumule dans les organismes qui consomment du phytoplancton, soit les fruits de mer, anchois, sardines et autres. Les oiseaux et mammifères marin qui mangent des poisson ou des mollusques contaminés deviennent malade et plusieurs en meurent. 

Chez les mammifères, homme inclus, l'acide domoïque agit comme une neurotoxine, causant la perte de mémoire à court terme, des dommages cérébraux, et la mort dans les cas les plus sévères. Source Wikipédia
En juin 2015, le Département des Pêcheries et de la Faune de l'état de Washington a déclaré que cet acide avait été responsable du décès de quelques individus et d'une bonne centaine de personnes plus ou moins sévèrement incommodées.

Déjà, plus de 25 baleines à bosse et rorquals commun de l'Alaska et de la Colombie Britannique sont décédés et l'éclosion d'algues toxiques est impliquée dans leurs décès. Dix-neuf variétés d'étoiles de mer en mourant se transforment en tas de gelée dégoûtante, en Californie et au Mexique, les oursins perdent leurs épines. C'est véritablement une hécatombe qui se produit tout le long de la côte ouest américaine ; impossible de tenir le compte de la quantité de victimes chez le mammifères marins comme les phoques ou les oiseaux de mer.

La bande rouge représente la partie affectée
Une portion de la côte ouest du Mexique à partir du nord de Culiacan  jusqu'au sud de Mazatlan est la plus récente zone a rapporté une hécatombe renversante ; les photos d'animaux morts comme des dauphins, des lions de mer et les tortues de mer ainsi que les possons sont horribles ; leurs peau est fortement décolorée et leur corps émacié. 

Poisson émacié et aux couleurs dénaturées trouvé mort dans la zone discutée

Au début de septembre 2015, le réacteur No1 de Fukushima, celui qui est complètement démoli, a relâché des centaines de tonnes de déchets radioactifs dans l'océan Pacifique lorsque le typhon Etau a balayé la région en septembre. En plus, la compagnie TEPCO, propriétaire des réacteurs de Fukushima, a commencé à  déverser une grande quantité d'eau des sols hautement contaminée, aussi au début du mois de septembre.

Évidemment, il y aura des études sur les cadavres de ces animaux pour savoir si les radiations de Fukushima y sont pour quelque chose. On sait que le taux de radiation augmente en plusieurs endroits sur la côte ouest américaine et que cela provient de Fukushima qui, rappelons-le, continuera d'émettre des radiations pour une centaine d'années avant que la technologie ne soit suffisamment développée pour commencer à retirer les tiges d'uranium qui, à cause de leur chaleur intense, se sont littéralement fondues un trou sous le réacteur et on ne sait au juste à quelle profondeur elles sont maintenant rendues. Fukushima est un désastre qui va durer plusieurs décennies, et fort probablement des siècles...

lundi 19 octobre 2015

De Nouvelles Recherches Surprenantes... Plus Une Rumeur Qui s'Intensifie

     Air et mer intimement liés


Circulation Thermohaline
Une nouvelle étude sur les relations entre les changements climatiques abruptes et les courants marins a révélé qu'ils sont étroitement liés, et que des changements dans les régions polaires peuvent affecter les courants et le climat  à l'autre bout du monde en 100 à 200 années. C'est presque dix fois plus rapidement qu'on le croyait auparavant.

En examinant les données provenant des carottes de glace et des coquilles de phytoplancton qui s'y trouvaient ; l'étude a trouvé que des variations dans les courants océanologique (notamment la circulation thermohaline) et des changements climatiques abruptes dans l'Atlantique nord étaient étroitement reliés dans le passé.

C'est la fonte de la glace et l'accumulation d'eau douce au dessus de la circulation thermohaline entre Terre-Neuve et l’Angleterre et qui l'a ralenti ou stoppé entrainant ces bouleversements climatiques. Il est à noter que cela se passe en ce moment même à cause de la fonte du Groenland. Pour cette raison on prévoit, dans les grandes lignes, un refroidissement du nord de l'Europe et de la province de Terre-Neuve au Canada.

Pour plus de détails. Utilisez Google Translate (ou autre) pour traduire l'article
https://translate.google.fr/

 http://www.sciencedaily.com/releases/2015/10/151014121111.htm


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     Encore du méthane !

 
Des panaches de bulles de méthane s'élèvent du fond marin du Pacifique au large des états de Washington et de L'orégon. Ce sont les hydrates de méthane à l'origine des ces bulles ; des molécules de méthane piégées dans des cages de glace plutôt complexes. 

Ce méthane qui remonte vers l'atmosphère laisse croire que le réchauffement climatique est à l'origine de ce phénomène, identique à ce qu'on retrouve maintenant dans certaines régions de l'océan Arctique, et principalement dans la mer de Laptev.

La molécule de méthane
au centre entourée de
molécules d'eau gelée
Les hydrates de méthane prennent 180 fois leur volume lorsqu'ils se réchauffent et fondent. La dilatation subite est comparable à une explosion et est ce qui créé les fameux cratères qui apparaissent en Sibérie et qu'on devrait bientôt voir apparaître en Alaska et dans la toundra canadienne selon le climatologue Paul Beckwith.

Pour plus de détails. Utilisez Google Translate (ou autre) pour traduire l'article https://translate.google.fr/
http://news.agu.org/press-release/bubble-plumes-off-washington-oregon-suggest-warmer-ocean-may-be-releasing-frozen-methane/



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     Notes au sujet des hydrates de méthane au fond de l'océan Arctique

 On en apprend tous les jours... Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la glace hivernale qui se forme sur l'océan Arctique ne refroidit pas l'eau, mais elle empêche la chaleur de s'évacuer de l'océan. Cette chaleur reste donc piégée et réchauffe le fond de l'océan, là où il y a les hydrates de méthane...

Il y a tellement d'hydrates de méthane au fond de l'Arctique que seulement 10% causerait une extinction massive comme l'extinction Permienne si une telle quantité de méthane se retrouverait dans notre atmosphère. C'est sans compter tout le méthane qu'il y a ailleurs au fond des océans comme autour de la Nouvelle Zélande et en Antarctique par exemple.

Voir ou revoir cet article au sujet du méthane
  
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      Animaux d'élevage et les changements climatiques ?


Une bonne raison pour devenir Vegan. L'élevage d'animaux pour la consommation : bovins, porcs, poulets contribue à 51% des gaz à effet de serre produits par notre civilisation...Il s'agit d'une étude américaine, il n'y a évidemment aucune mention de moutons.

Cette étude sert à corriger les lacunes du GIEC dans l'estimation des gaz à effet de serre... Ça devient plutôt fréquent les études et interventions pour corriger des lacunes (restons poli) du GIEC.

Explications relatives au tableau:
FAO : Organisation de la Nourriture et de l’Agriculture de l'ONU
GES : Gaz à Effet de Serre
CO2e : formule pour ramener tous les gaz à effet de serre à la valeur du CO2 ; e = équivalent.


Pour plus de détails. Utilisez Google Translate (ou autre) pour traduire l'article
https://translate.google.fr/ https://www.worldwatch.org/files/pdf/Livestock%20and%20Climate%20Change.pdf


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    Une analyse marine globale pointe vers l'écroulement de la chaine alimentaire océanique

Pensez-y un instant... ou même deux, plus aucun poisson ou mammifère marin ne sortirait des océans...

En commençant à lire cette étude, je me rappelle de une que j'ai vu il y a quelques jours à peine, elle titrait : Plus de corail dans les océans vers 2030. Pour qui comprend le moindrement l’écosystème océanique, les coraux sont comme les pays les plus riches, les plus productifs et les plus populeux. Pas de corail veut dire des océans en train de mourir... tout simplement, tout atrocement...

Une première mondiale ; une analyse globale de la réponse marine aux émissions croissantes de CO2 de cause humaine dépeint une sinistre image pour le futur des pêcheries et pour les écosystèmes océaniques.

Publiée dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), par des écologistes marins de l'Université d'Adélaïde en Australie qui disent que les prévisions du taux d'acidification et de réchauffement océanique vont très probablement (sinon certainement) causer une réduction de la biodiversité incluant de nombreuses espèces clés qui ébranlera les écosystèmes marins du monde entier.

C'est le CO2 qui cause l'acidification des océans

Cette simplification (réduction du nombre des espèces) de nos océans aura de profondes conséquences sur notre façon de vivre actuelle, plus particulièrement pour les populations côtières et leurs économies.

L'écroulement de la chaine alimentaire marine va, en général, se faire depuis les plus grandes espèces en allant vers les plus petites. L’étude révèle aussi qu'à cause du réchauffement et/ou de l'acidification, les impacts seront aussi dévastateurs sur les espèces qui créent des habitats, coraux, moules et huitres. Le moindre changement de l'état de santé de ces habitats aura de vastes impacts sur les nombreuses espèces qui s'abritent dans ces environnements.

Un autre effet est que l'acidification va mener vers un déclin en sulfure de diméthyle, un gaz produit par le plancton océanique qui participe à la formation de nuages et donc qui joue un rôle dans l'échange thermique de la planète...

Pour plus de détails. Utilisez Google Translate (ou autre) pour traduire l'article https://translate.google.fr/
http://www.sciencedaily.com/releases/2015/10/151012181037.htm 
 
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      La rumeur...

Plusieurs climatologues estiment que l’Humanité n'a que 50% de chance de se rendre à l'an 2100 et la grande majorité des biologistes affirme que nous sommes en plein dans la 6e extinction massive de l'histoire de la notre Terre ; leur pronostic n'est pas meilleur.


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Noubliez pas, la seule façon de changer le monde, c'est de l'informer.
Je vous demande donc de partager cet article et tous les autres de ce modeste blogue sur tous les réseaux sociaux s.v.p.
__________Merci

dimanche 11 octobre 2015

Éditorial -- Lettre À Tous Les Médias Francophones

J'ai débuté ce blogue il y a six mois pour combler le vide informatif des médias Francophones au sujet des changements climatiques et aussi pour contrer la désinformation qui règne partout, gracieuseté de l'industrie des combustibles fossiles qui utilise les mêmes tactiques utilisées lors de la campagne de désinformation sur les méfaits de la cigarette, même les débats. Vous vous souvenez?

Je comprends pourquoi vous, les médias, ne parlez pas ou sinon très peu des changements climatiques. La convergence des médias, la présence de gens représentant l'industrie des combustibles fossiles dans vos conseils d'administration et dans votre actionnariat et la crainte de perdre des auditeurs avec un sujet dérangeant et apparemment compliqué, enfin, trop compliqué pour la majorité de vos journalistes et de vos intervenants.

Seulement, la situation climatique a atteint. et fort possiblement même dépassée, un stade critique. On le sait, la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique est irrévocable et impossible à ralentir. Idem pour l'acidification des océans causée elle aussi par le CO2.


(Kivalina, Alaska est l'une des 31communautés actuellement dévorée par les
eaux de l'océan Arctique et du détroit de Béring due à une combinaison de
facteurs ; la montée du niveau des eaux, le dégel du pergélisol et l'action
des vagues qui n'est plus brisée à cause de la perte de la glace maritime.
Photo : The Union of Concerned Scientists.)

La question est simple : désirez que votre entreprise médiatique se perpétue? Ou même notre civilisation et la survie de l'humanité? Il n'y a qu'une solution, c'est d'informer le public sur l'état actuel de la situation et proposer un plan. Un plan comme celui-ci : http://arctic-news.blogspot.ca/p/plan.html. 

Nous sommes rendus à 1,26°C de moyenne au réchauffement global depuis 1750 source . Nos émissions de CO2 ne cessent d'augmenter, fort possiblement à cause de ceci : en 2013, le FMI estimait le montant global (tous les pays) des subventions aux industries des combustibles fossiles à 1,900 milliards de $ US source.

Il y a plus d'un an, j'ai écrit à la majorité des médias du Québec pour les inciter à parler des changements climatiques. Coïncidence fortuite, seulement le journal La Presse en parle généralement avec justesse et une régularité rassurante et je les en félicite ; ça prend du courage pour parler à contre-courant.

J'aurai bientôt atteint les 5500 lectures sur ce blogue. Je ne m'étais fixé aucun objectif sinon que d'informer les gens au meilleur de mes connaissances, et de mes sources biens sur. J'ai des lecteurs réguliers partout dans le monde, même en Australie. Hier, je me suis fait dire par un blogueur Américain que mes articles étaient souvent cités sur des blogues anglophones ; quelle incroyable surprise! Je ne savais pas à quoi m'attendre quand j'ai débuté ce blogue le 12 avril 2015, mais je ne m'attendais pas à ceci.

Bref, tout ça pour vous implorer au nom de l'humanité de faire votre devoir convenablement. Je suis prêt à vous soutenir et à vous aider gratuitement si je n'ai pas à me déplacer ou à encourir des frais supplémentaires, et cela avec le plus grand plaisir tant que ma santé me le permet. Il faut sauver la Vie. Il faut éviter une extinction massive qui emporterait au moins 50% des espèces vivantes, et elle est déjà amorcée à cause de la perte d'habitats, de la sur-exploitation, du braconnage (40% des poissons que vous mangez ont été pêchés illégalement, le trafic d'ivoire, la chasse à la baleine en Antarctique, les produits animaliers pour la médecine Chinoise et j'en passe énormément).

Les changements climatiques commencent à peine à tuer, principalement des créatures marines pour le moment et  des coraux qui servent de grandes villes à d'innombrable créatures dans les océans ; et des arbres, vraiment beaucoup beaucoup d'arbres... infestations d'insectes, sécheresses et incendies de forêt cataclysmiques tandis que la déforestation massive continue...

Question pour Le Premier ministre Couillard (et tous les autres politiciens et médias du monde tant qu'à faire) :
ça vous fait quoi de savoir que les cibles de réduction des gaz à effet de serre fournies par tous les pays sont nettement insuffisantes pour maintenir le niveau de réchauffement moyen global sous les 2°C et que cela va entrainer l'emballement climatique qui va causer une extinction massive qui supprimera au moins 50% des espèces vivantes...?
 

La croissance économique infinie est impossible et ne sert personne, sinon les plus riches. Pourquoi investir dans l'exploration pétrolière? Au Québec, nous avons le potentiel énergétique éolien qui surpasse le potentiel pétrolier de l'Arabie Saoudite, les études sont déjà faites... Et l'éolien, c'est 100% renouvelable. 

Les plus graves problèmes sont l'acidification des océans et la hausse de la température qui décimerait le règne végétal et donc la production en oxygène... Il faudra évidemment évacuer et accueillir les habitants des pays insulaires et des régions côtières ; pour survive, il faudra tous faire des sacrifices immenses et d'énormes efforts, ou tous périr de stupidité et de cupidité.

Pensez à vos enfants, à l'avenir... à tout ce qui vit et à tous ceux qui rêvent.
Photo : Jac ~ Bo

dimanche 4 octobre 2015

Surprise : Le Groenland Et l'Antarctique Fondent Plus Vite Prévu Il Y A Six Mois

     D'abord, la situation inquiétante au Groenland

Comparé à l'Antarctique, l'océan Arctique se réchauffe beaucoup plus rapidement ce qui a un impact direct sur la fonte du Groenland, car comme l'Antarctique, le Groenland repose sur un fond qui se trouve en grande partie sous le niveau de la mer. On parle de plus de 2km sous le niveau de la mer en certains endroits de l'Antarctique.

Source : NOAA.GOV
De nouvelles études confirment que les glaciers du Groenland reposent et sont accrochés au sol sous le niveau de la mer. Cela permet à l'eau plus chaude de faire fondre plus rapidement les glaciers par le dessous. Cette eau chaude et salée est amenée des tropiques par la circulation thermohaline à 350 à 400 mètres de profondeur et plus. C'est à l'aide d'instruments fixés à des bouées que Éric Rignot de la NASA et son équipe ont fait cette découverte et les résultats de leurs recherches ont été publiés sous le titre :
Undercutting of marine-terminating glaciers in West Greenland
Eric Rignot, Ian Fenty, Yun Xu, Cilan Cai, Chris Kemp
Dans le
Geophysical Research Letters DOI: 10.1002/2015GL064236

La configuration du fond sous la couche de glace qui atteint 3Km d'épaisseur du Groenland, combinée à cette eau chaude laisse présager une accélération du taux de fonte du Groenland avec la possibilité que de très larges pans de glacier se décrochent et tombent soudainement dans l'eau, risquant ainsi d'entrainer de significatives et subites hausses du niveau des océans, mais quand même beaucoup moins importantes que ce qui risque de se produire en Antarctique. Aucune estimation n'a été fournie, mais je serais surpris si la plus grande hausse venant du Groenland atteignait 30 à 60 cm, et fort probablement moins. On parle de 3 mètres de hausse du niveau des océans si cela se produit pour l'immense glacier Totten en Antarctique .

Il est estimé que depuis 10 ans, le Groenland a contribué à une hausse de 8 mm du niveau des océans, et cela s'accélère exponentiellement. Dans 10 ans, la contribution du Groenland à la hausse du niveau des mers pourrait facilement dépasser les 20 mm. Le programme de la NASA s'appelle OMG (pas pour Oh Mon Dieu) pour "Ocean Melting Greenland" (l'Océan fait Fondre le Groenland).
NOTE 1 : Cela prend 380 Km3 pour élever le niveau des océans de 1mm.
NOTE 2 : Un Km cube de glace = 1 milliards (1 Gigatonne) de tonnes d'eau.

NOTE 3 : La même quantité d'énergie est nécessaire pour faire fondre un morceau de glace que pour chauffer la même quantité d'eau de 0°C à 80°C ; ça devrait inquiéter tous les cerveaux.
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      La surprise de l'Antarctique

La NASA entreprend un effort intensif pour mieux comprendre le problème de la montée des eaux causée par les changements climatiques (ce n'est malheureusement pas le seul problème). L'effort va inclure des satellites capables par exemple de discerner l'épaisseur d'une pièce de monnaie si l'instrument serait rattaché à un avion de ligne volant à 12 000 mètres selon le directeur Mike Freilich.

De récents rapports, comme celui ci-haut, démontrent la forte possibilité d'une accélération fonte du Groenland et la déstabilisation de la calotte glaciaire de l'ouest de l'Antarctique qui pourrait bien souffrir selon les scientifiques d'un cas d'instabilité marine. Cette étude a conclue que : ce secteur de l'ouest de l'Antarctique subie une déstabilisation marine de cette partie de la calotte glaciaire et pourrait contribué de façon significative à la hausse du niveau des océans. Si tout l'ouest de l'Antarctique venait à fondre, ce qui semble inévitable, la hausse potentielle serait de 3,3 mètres (très possiblement avant un siècle selon moi même) mais la NASA ne se prononce pas sur le temps nécessaire à cette fonte. N'oubliez pas que le Groenland lui aussi fond comparativement très vite pendant cette période.


En fait, le problème est le même qu'au Groenland, c'est un apport d'eau chaude qui fait fondre et déstabilise la calotte par en dessous. Certains glaciers comme le Pine Island, pourraient causer une hausse subite du niveau des océans s'il se décrochait de sa base rocheuse. Actuellement, la glace d'en dessous du glacier Pine Island fond d'un alarmant 6cm par jour! C'est  probablement aux environs du double au Groenland.

Les modèles informatisés de la fonte des glaces dont s'est servi le GIEC ne tiennent pas compte de certains mécanismes liés à la fonte des glaces, comme la fracturation hydraulique par exemple (l'eau qui s'infiltre dans les glaciers et les découpent littéralement).


Des scientifiques comme James Hansen pensent qu'il y a une grande marge d’incertitude en ce qui a trait à la modélisation des calottes glaciaires dont les estimations sont vraiment trop basses. En fait, je suis de l'avis de Paul Beckwith dont la solution simple est de multiplier le taux de fonte par la période auquel il double (ou triple) et qui donne quelque chose comme ceci.
Le taux de fonte du Groenland triple aux 10 ans à peu de chose près. Donc, à chaque 10 ans, la quantité de fonte (ou la hausse du niveau des mers) triple. Ce graphique
ne tient pas compte de la dilatation de l'eau quand elle se réchauffe.

Récemment, des Glaciologues ont sonné l'alarme au sujet du glacier Thwaites, lui aussi dans la partie ouest de l'antarctique le long de la mer d'Admundsen. Il est gigantesque et a perdu plus de 100 Gigatonnes de glace à chaque année au cours des dernières années. Le glacier est à la fois vaste et vulnérable ; il est exposé à de l'eau chaude et des particularités géographiques inhabituelles signifient que s'il commence à s’effondrer, sa chute dans l'océan sera inexorable.

On parle d'aller y faire de la recherche, mais il n'y a pas de base Américaine à proximité et les conditions météo sont extrêmement difficiles dans cette région. Malgré cela, les scientifiques veulent faire de son étude une priorité absolue.

En fait, personne ne semble savoir avec certitude de combien ni à quelle vitesse surviendra la hausse du niveau des océans. Je considère l’approche de Paul Beckwith la plus saine par sa simplicité comparée aux modèles numériques dont on ne sait pas encore au juste quelles particularités on doit tenir compte...

Mais la vitesse du taux de montée des eaux pourrait bien nous surprendre ; il peut se passer bien des choses qui risquent d'accélérer le réchauffement climatique et pas seulement le méthane qui risque de s'échapper de l'arctique. Il y a plus de 40 rétroactions à renforcement positif connues qui peuvent accélérer le réchauffement et dont on ne sait au juste calculer la puissance. Aussi, il en reste peut-être d'autres à découvrir, plusieurs ont été identifiées plutôt récemment. Évaluer des choses comme le rythme de fonte du pergélisol et établir quelle proportion de méthane ou de CO2 s'en échappera est encore plus difficile... 

Une seule chose est certaine, plus ça va et plus le réchauffement climatique s'accélère. Les prévisions de réduction des gaz à effet de serre fournies pour le COP21 démontrent que les cibles de réduction sont nettement insuffisantes pour ne pas dépasser les 2°C de limite au réchauffement. Comble du malheur, ces évaluations sont faites selon le dernier rapport du GIEC (AR5) et qui dit que nous en sommes à 0,8C de réchauffement alors que nous sommes déjà à 1,26°C comme démontré dans cet article. Comment des gens peuvent-ils être si aveugle? À croire que leurs têtes sont enfoncées dans leurs nombrils!


La légende de cette image disait que l'Angleterre sera submergée si le réchauffement climatique se poursuit... Mais voilà, il est impossible d'arrêter le réchauffement climatique, et en plus, il s'accélère de plus en plus rapidement...